mardi 28 juin 2016

28 juin 1916 : funeste journée


Le 28 juin 1916, alors qu’il était arrivé à Verdun depuis 2 jours, le Capitaine Pierre Guillot est, selon la terminologie officielle, « tué à l’ennemi ».
L. Amiel, un de ses camarades, et qu’il citait à de nombreuses reprises dans son carnet, est également décédé le 28 juin.




Le 28 juin marqua le début d’une semaine très meurtrière pour les hommes du 247ème Régiment d’Infanterie, semaine pendant laquelle plus de 150 militaires de ce régiment périrent.



Printemps 1916

Le 4 mars 1916 est la dernière date à laquelle Pierre Guillot a noté ce qu’il vivait dans son carnet. Nous pouvons, grâce au journal de son Régiment, résumer ce qu’il a vécu. Pendant les 4 mois qui ont suivis cette date, son quotidien a été semblable à celui déjà décrit : il alternait les périodes de combat en 1ères lignes et les temps de « repos », d’entraînement et de consolidation du front à l’arrière.
Le journal du 271ème Régiment d’Infanterie nous informe que le 7 mai 1916, « le Lieutenant Guillot est promu Capitaine à titre temporaire. »
Le 10 juin 1916, le 271ème R.I. est dissous, les membres de ce régiment sont transférés au 247ème R.I. ainsi qu’au 248ème. Pierre Guillot est affecté au 247ème.
D’après le journal de ce régiment, « Du 14 juin 1916 au 23 juin, le 247ème profitera de son séjour, hors des tranchées pour se préparer à rejoindre Verdun.
Le 23, le 247ème est embarqué en camions-auto et est dirigé sur Verdun où il arrive le 24.
La situation de Verdun était terrible à cette date de juin 1916.
 Sur les hauteurs de Thiaumont, au fort de Vaux, au fort de Souville, l’intensité du bombardement dépassait tout ce qui avait été vu jusqu’à ce jour.
C’est au milieu d’un ouragan de feu et de fer que le 247ème allait avoir à combattre.

Le 26, tout le Régiment est dans Verdun»