mardi 12 août 2014

La mobilisation générale

La mobilisation générale a commencé le 2 août 1914 en France, et a duré jusqu’au 18 août.
La mobilisation générale est l’ensemble des opérations ayant permis à l’armée française de passer d’une armée de temps de paix à une armée sur le pied de guerre.

La mobilisation combine :
        - L’acquisition du matériel nécessaire à l’entrée en campagne et son acheminement vers des dépôts puis des lieux de concentration définis.
-                         - La réquisition de chevaux : environ 135 000 chevaux, essentiellement des chevaux de trait, partent à la guerre en 1914
-                        - Le rappel des réservistes : en 1914, l’armée active comportait 800 000 hommes. Après la mobilisation, le 18 août, elle en comptait plus de 3 800 000.

Les réservistes étaient des hommes ayant entre 20 et 38 ans. Lorsque la mobilisation a été annoncée ces hommes, des fils souvent époux et pères, avaient 48 heures pour rejoindre le dépôt d’affectation qui était indiqué sur leur fascicule de mobilisation, une feuille double agrafée au dos de leur livret militaire, et qu’ils devaient conserver pendant leur 28 ans d’obligation militaire (jusqu’à leur 48 ans pour la plupart).

En plus des réservistes mobilisés (2 900 000 hommes), des hommes (au nombre de 71 000) s’engagent volontairement. Ce sont des jeunes hommes qui devancent l’appel (une loi de 1913 autorise les engagés volontaires pour la durée de la guerre à partir de 17 ans), quelques vétérans de la guerre de 1870, ou bien des étrangers (26 000 hommes sont dans ce cas, ce sont notamment des Alsaciens-Lorrains).

Il est recommandé aux hommes mobilisés de se couper les cheveux, et de partir avec des vivres pour un jour, deux chemises, un caleçon et deux mouchoirs. La plupart des déplacements en direction des centres de mobilisation ont été effectués en train : environ 10 000 trains de voyageurs ont transporté gratuitement les mobilisés à travers toute la France.

La propagande a joué son rôle : les hommes partent le cœur léger, pressés d'en découdre et persuadés que cette guerre sera une guerre-éclair, l’affaire de quelques semaines, quelques mois tout au plus. De plus, le patriotisme était très présent à cette époque, et la haine des Allemands (les Boches), qui avaient « volé » l’Alsace et la Lorraine à la France était également omniprésente. « Grâce » à ces sentiments, le pourcentages d’hommes ne répondant pas à l’appel est très faible : alors que l’état major prévoyait 13 % d’insoumis, seulement 1,5 % d’hommes n’ont pas obéi à leur ordre d’affectation.


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