Le 11 novembre 1918, les représentants français et allemands
signaient l’armistice, et le cessez-le-feu était déclaré à 11 heures du matin,
marquant la fin de plus de cinq ans de combats.
Depuis 1922, le 11 novembre est un jour férié en France, en
l’honneur des soldats du premier conflit mondial. Depuis 2012, cette date est
la journée d’hommage à tous les morts pour la France. Il est en effet
primordial de ne pas oublier toutes ces personnes dont la vie a été interrompue
par cette guerre et toutes les autres.
Cette cérémonie nous pose la question du souvenir et de la
mémoire, qui sont parfois difficiles à transmettre.
De nombreux artistes de cette période, qu’ils aient
participé ou non aux combats, évoquent la guerre et ses victimes, et prennent
part à la mémoire collective de cette periode. C’est le cas de Félix Valloton,
qui peint en 1917 « le cimetière militaire de Châlons », l’alignement
de croix à perte de vue nous révélant le nombre impressionnant de morts au
combat, et nous amenant à nous interroger sur la possibilité de se souvenir de
chacun de ces nombreux soldats. La mémoire individuelle des familles touchées
par la perte d’un proche lors de la guerre est donc tout aussi importante, même
si elle est bien trop souvent négligée. Les générations suivantes ne sont que
peu conscientes que leurs ancêtres ont participé à cette guerre qu’ils
étudient, avec plus ou moins de détails, lors de leur scolarité.
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| Le cimetière de Châlons, F. Vallotton |
Les soldats tués lors du conflit mondial ont laissé 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins. Franceline Deymonaz, épouse Guillot, et ses quatres enfants, âgés de 4 à 10 ans lors de la mort de leur père sont de ceux-là. Nous reproduisons ici les courriers leur annonçant la mort de Pierre Guillot « au champ d’honneur », en souvenir de lui et de tous les soldats tués lors de la Première Guerre mondiale, ainsi que pendant les autres conflits, passés ou présents.

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