mercredi 31 décembre 2014

Jeudi 31 décembre 1914

Jeudi 31 décembre : dernier jour de l’année. Le soir on part avec le Lieutenant Duraz aux 1res lignes. Nous faisons route avec M. Blanchard de la 13e Compagnie. Il bruine. Nous couchons dans les abris de 2e lignes. M. Chabrette, adjudant de la 3e Compagnie du 108 actif nous rend visite. Je lui passe un journal. On dort bien avec Boniface.

mardi 30 décembre 2014

Mercredi 30 décembre 1914

Mercredi 30 décembre : à 4 h du matin attaque très violente des allemands vers Reims. On se lève. Le soir belle nuit.

lundi 29 décembre 2014

Mardi 29 décembre 1914

Mardi 29 décembre : beau temps. On améliore (illisible).
Le soir à 9 h violente fusillade vers le 50e aux 2e lignes.

dimanche 28 décembre 2014

Lundi 28 décembre 1914

Lundi 28 décembre : pluie toute la journée. On ne sort pas.on se couche à 10 h. Jorre nous apporte nos repas. Le 2e peloton part avec notre capitaine aux xxxxxxx(illisible) à 5 h le soir. Nuit magnifique et calme.

samedi 27 décembre 2014

Dimanche 27 décembre 1914

 Dimanche 27 décembre : je vais à la messe militaire de 9 h 30 église pleine, chants de Noël. Temps pluvieux. Le soir départ à 5 h aux 2e lignes sur Baconnes.  Pluie. Je loge avec le bureau dans la villa Noël. Bon repos.

vendredi 26 décembre 2014

Samedi 26 décembre 1914

Samedi 26 décembre :  je suis de jour, temps doux le soir. Canonnade le soir quand je rends l’appel.

jeudi 25 décembre 2014

Vendredi 25 décembre 1914

Vendredi 25 décembre  Jour de noël. Je vais à la messe militaire de 9 h 30 église comble. Le soir à 4 h je vais faire mon adoration devant le crèche. Je me confesse un peu vite à notre aumônier et lui donne 3 messes à dire. Temps très froid, arbre de Noël dans la cour.

mercredi 24 décembre 2014

Jeudi 24 décembre 1914

Jeudi 24 décembre : Je vais à St Saulx avec un muletier chercher 20 pelles, 10 pioches au génie. Le soir notre section va à Baconnes nettoyer la rue. Attaque vers 3 h sur les lignes. Le soir on réveillonne à 7 h, on se couche à 10 h 30.

mardi 23 décembre 2014

Mardi 23 décembre 1914

Mercredi 23 décembre : j’entends le canon à 5 h du matin, attaques sur Perthes. Ailloud et moi devons aller St-Saulx et Baconnes pour le génie. Ailloud y va l’après-midi.

lundi 22 décembre 2014

Mardi 22 décembre 1914

Mardi 22 décembre : on évacue 2 trains de blessés. Le nouvelles les plus contradictoires circulent. Nous devons être prêts à partir de jour comme de nuit. xxxxx (illisible)   Rassemblement.

dimanche 21 décembre 2014

Lundi 21 décembre 1914

Lundi 21 décembre : temps pluvieux, ordre général d’attaque, dans la nuit violents combats sur le front.

samedi 20 décembre 2014

Dimanche 20 décembre 1914

Dimanche 20 décembre : Je suis de jour. Violente canonnade de notre artillerie sur l’ennemi. Je vais voir l’abri du Génie avec le Lieutenant Soulier. Le soir les allemands tirent le canon sur notre artillerie . Le soir on part à Mourmelon. Le Lieutenant. Mor. nous conduit , il pleut, je commande la garde en arrivant. Je dors dans la même chambre avec Charvoz et Soucher

vendredi 19 décembre 2014

Samedi 19 décembre 1914

Samedi 19 décembre : temps beau et froid. Je répare ma capote. Les hommes améliorent leurs abris. Il pleut. Je dors assis sur mon sac.

jeudi 18 décembre 2014

Vendredi 18 décembre 1914

Vendredi 18 décembre : temps couvert à 3h. les marmites nous arrosent à quelques mètres de nos abris. Celui du capitaine et le mien sont encadrés. Nuit tranquille, pluie. Toussain rappelé.

mercredi 17 décembre 2014

jeudi 17 décembre 1914

Jeudi 17 décembre : à 4 h matin attaque de l’infanterie ennemie qui dure 20 minutes. Nous ne répondons pas et le calme vient. Dans la journée aéroplanes sur nos lignes. Notre commandant et notre capitaine nous photographient dans la matinée. Le soir nous rentrons en 2e ligne. Nous partons à 5 h 30. En arrivant un Maréchal des Logis, 10 artilleurs sont versés à notre Cie. Nuit calme.


mardi 16 décembre 2014

Mercredi 16 décembre 1914

Mercredi 16 décembre : l’adjudant de l’active nous mène en avant du bois voir les avants poste ennemis. Journée tranquille ; Le soir à 5 h et la nuit à 1 h l’artillerie prussienne bombarde nos tranchées à notre droite..

lundi 15 décembre 2014

Mardi 15 décembre 1914

Mardi 15 décembre : on prend les avants postes à 2 h 30 du matin. On se loge dans l’alxxx (illisible) du Lieutenant. Journée calme,nuit très sombre .

dimanche 14 décembre 2014

Lundi 14 décembre 1914



Lundi 14 décembre : temps brumeux ; le soir départ aux 1eres lignes. M. Cabane étant parti, notre lieutenant Duray passe au 12e peloton. La 1ere section n’a pas d’officier, mon collègue passe chef de section.

samedi 13 décembre 2014

Dimanche 13 décembre 1914

Dimanche 13 décembre : solennité de l’Immaculée Conception. Je vais à la messe de 7 h 30 à Mourmelon  le petit. J’ai le bonheur de communier avec quelques autres soldats. Je suis de jour. On a dépensé 9 xxxxx (illisible) au mess. Le soi départ à 4 h 15 pour les 2emes lignes. Je couche au bureau.


vendredi 12 décembre 2014

Samedi 12 décembre 1914



Samedi 12 décembre : temps beau, clair. Repos, je fais une promenade dans les champs. On me paye  le prêt avec rappel d’indemnité spéciale. Je touche 3 xxxxx (illisible) nous buvons 2 bouteilles ch. après soupe du soir.

jeudi 11 décembre 2014

Vendredi 11 décembre 1914

Vendredi 11 décembre  : douche à la caserne Zuriels, Je me confesse à Mourmelon le Petit au curé de Prosne . Je donne  messes à dire.

 Nous recevons à notre pension 2 amis de notre St Mor.

lundi 8 décembre 2014

dimanche 7 décembre 2014

Lundi 7 décembre 1914

Lundi 7 décembre : j’écris à ma femme, à Louis, à Félicien, à Mr Jourdain. Brouillard, pluie, vent chaud, nettoyage



samedi 6 décembre 2014

Dimanche 6 décembre 1914

Dimanche 6 décembre : Service dans les bois pour Novel Catin. Une délégation de notre compagnie s’y rend.

Le soir on rentre à Mourmelon le Petit . Nous occupons toujours la même maison, nous sommes un peu serrés nos 2 lieutenants ayant occupé deux chambres.

vendredi 5 décembre 2014

Samedi 5 décembre 1914

Samedi 5 décembre : je pars à 3 h du soir avec 1 Caporal, 6 hommes pour aller au génie faire des plateformes  pour l’artillerie lourde. Je prends des hommes de la 13e compagnie puis nous nous rendons à la 16e compagnie. Nous rencontrons le lieutenant Farnier. Nous allons à  Sept Faulx nuit, nous rebroussons chemin , pluie. Nous cherchons notre destination. Nous travaillons avec le 112éme régiment territorial, à minuit nous partons pour rentrer.

mercredi 3 décembre 2014

Jeudi 3 décembre 1914

Jeudi 3 décembre : comme la veille, nous sommes relevés à  5 h par la 3e compagnie du 108ème actif. Nous rentrons en 2e ligne.

mardi 2 décembre 2014

Mercredi 2 décembre 1914

 Mercredi 2 décembre : dans la nuit du 1er au 2 pluie par moment. Violente canonnade allemande sur Prosnes et nos 2e lignes, la nôtre répond. Nous donnons du pain à ceux de l’active. 

lundi 1 décembre 2014

Mardi 1er décembre 1914

Mardi 1er décembre  balles toute la journée sur notre tranchée. Je me repose. Temps couvert. Le soir on nous dit que 4 cuisiniers du 1er bataillon ont été tués à Prosnes par les boulets  ennemis. La nuit je reprends la faction dans les mêmes conditions que la veille. A 3h du matin clair de lune magnifique.

dimanche 30 novembre 2014

Lundi 30 novembre 1914

 Le 2e peleton ne rentre que le lundi 30 novembre à 5 h du matin. Je suis de jour, je vais à Baconnes aux malades et aux lettres. Je reviens avec Fressart qui me donne les lettres de la compagnie. Fontaine n’est pas venu. J’ai une lettre de mon beau père. Préparatifs  de départ pour les 1ères lignes . 4 boulets allemands arrosent nos cuisines. Aucun dégât, nous nous terrons dans le gourbis des sous-officiers. Nous partons  en 1ere ligne à 5 h. Vent du sud. Nous arrivons, on nous envoie garder le bois à gauche du champ d’avoine. Je prends la faction avec M Duray et Ailloud. Repos passable.

samedi 29 novembre 2014

Dimanche 29 novembre 1914

Dimanche 29 novembre temps brumeux on se prépare à retourner en 2e ligne secteur Baconnes le 1er bataillon relevant notre 2e peloton en 1ere ligne. Nuit splendide sous le bois de pins, clair de lune. Départ 6 h arrivée en 2e ligne  à Baconnes à 9 h 30. Je reçois 2 flacons Chatel Guyon xxxx (illisible) on a installé des repas en 3e ligne je vais coucher avec les sous-officiers  dans un abri spécial.

vendredi 28 novembre 2014

Samedi 28 novembre 1914

Samedi 28 novembre  cris aux avants postes aussi. Comme la veille je vais coucher avec ma  ½ section  en avant. Sur le bord de la route gardé par 2 sentinelles je rejoins la compagnie le lendemain.

jeudi 27 novembre 2014

Vendredi 27 novembre 1914

Vendredi 27 novembre temps brumeux on fait les 100 pas dans le bois avec le Maréchal des Logis Gibert  du 34e d’artillerie dont la batterie est devant nous face à Prosne. Je couche avec Dubois.

mercredi 26 novembre 2014

Jeudi 26 novembre 1914

Jeudi 26 novembre temps froid, rien de nouveau. Je suis de jour nous sommes relevés par le 2e peloton. Je reste avec le premier peloton pour placer les sentinelles avec Régattaz et Charvoz. Je rentre avec le capitaine de Maindreville. Je couche avec une ½ section.

mardi 25 novembre 2014

Mercredi 25 novembre 1914

Mercredi 25 novembre la neige tombe à 6 h du matin, repos jusqu’à midi. Notre artillerie attaque violemment , notre gauche fusille, nous suivons le mouvement, je brûle 30 cartouches dans mon créneau. Je n’ai rien vu.  2 balles me frisent les moustaches. On fait les xxxxx(illisible) ça se termine tout va bien.

lundi 24 novembre 2014

Premières pages du carnet



Voici les deux premières pages du carnet original que Pierre Guillot gardait sur lui, et a complété jour après jour pendant qu'il combattait pour la France. Nous avons pu déchiffrer et retranscrire ce carnet qui, comme vous le voyez, est difficile à lire, grâce à l'aide de Marie-Dominique. Sans son travail minutieux, ce blog n'aurait probablement pas vu le jour.


Mardi 24 novembre 1914

Mardi 24 novembre  temps couvert, le soir je dors jusqu’à 3 h ½ où je prends ma faction.

dimanche 23 novembre 2014

Lundi 23 novembre 1914

Lundi 23 préparatifs pour aller en 1ere ligne, nous partons à 5 h nous recevons de la paille en route. Nous passons un boyau interminable. Nous prenons la garde en arrivant. Les sergents prennent la faction successivement (secteur Prosne)

samedi 22 novembre 2014

Dimanche 22 novembre 1914

Dimanche 22 je vais à 10 h30 à la messe à Mourmelon le petit avec Socquet Fontanel. Le soir à 5 h nous partons pour les tranchées de 2eme ligne Prosne.

vendredi 21 novembre 2014

jeudi 20 novembre 2014

mercredi 19 novembre 2014

mardi 18 novembre 2014

Mercredi 18 novembre 1914

Mercredi 18 temps froid, je vais à Mourmelon le Grand avec une permission du Capitaine.


lundi 17 novembre 2014

Mardi 17 novembre 1914

Mardi 17  beau temps soin de propreté. Nous mangeons en popote. Lettre à ma femme, carte à mon beau-père et à mes oncles d’Orelle.

dimanche 16 novembre 2014

Lundi 16 novembre 1914

Lundi 16 Je me lève à 6 h pour prendre la garde à la mairie avec ma section à 8 h.
Pluie tout le jour, soir patrouille, maison à côté poste lumière, compte au colonel. Je dors bien, mon collègue Ailloud fait laver mon linge.


samedi 15 novembre 2014

Dimanche 15 novembre 1914

Dimanche 15 novembre : temps clair et couvert successivement , il a gelé fort. Pour la première fois les boues des routes sont fermes. Je vais avec le caporal Vuillerme et quelques soldats à la messe à Baconnes de 8 h 30 muni d’une permission écrite du capitaine. On chante la messe. Beau sermon du curé infirmier Debicasse à l'église. Le curé de Baconnes chante le Deprofundis pour les soldats morts. Pluie après-midi. A 6 h 30 départ pour Mourmelon le Petit. Le 1er bataillon nous remplace . Marche avec le vent et pluie. Nous arrivons et reprenons notre cantonnement. Je dors bien.

vendredi 14 novembre 2014

Samedi 14 novembre 1914

Samedi 14 novembre. Je suis de jour. Visite à Baconnes pour les malades et les lettres. Mon collègue Ailloind a tué un lapin dans les bois et m’en offre un morceau que je trouve excellent. lecture du journal le soir.

jeudi 13 novembre 2014

Vendredi 13 novembre 1914

Vendredi 13 novembre journée calme je marche toute la journée pour me chauffer les pieds.

Traversiez Wouard me donne chaque soir un journal que je lis à ceux de ma section à la satisfaction de tous et nous le faisons tous les soirs.

mercredi 12 novembre 2014

Jeudi 12 novembre 1914

Jeudi 12 novembre. Journée passable sans soleil. Le soir à 5 h le 108e actif nous relève. Nous nous mettons dans les abris pour attendre le départ à 6 h 30. Nous partons en file indienne  grande obscurité. Passé ferme de Moscou les réflecteurs allemands nous éclairent à l’est et au nord mais nous sommes protégés par des bois, marche pénible à cause du sol détrempé.
nous reprenons notre  place en 2e ligne. Bon sommeil.

Les 4 malades de la 1ere section qui étaient restés en 2e ligne nous ont préparé à chacun 2 quarts de thé très chaud qui nous font bien plaisir.

mardi 11 novembre 2014

Mercredi 11 novembre 1914

Mercredi 11 novembre ; temps couvert ; pas de canonnade, fusillade allemande sur nos tranchées. Dès qu’on  est à la nuit très obscure, vent de tempête, pluie d’orage de 9h30 jusqu’à 10 h du soir. Je fais une ronde xxxx (illisible) à nos sentinelles à 11 heures. En route je m’emboutis notre capitaine que je n’avais pas vu devant à cause de l’obscurité. Je lui montre les sentinelles qu’il ne trouvait pas. Je suis inquiet et je ne puis dormir.

lundi 10 novembre 2014

Mardi 10 novembre 1914

Mardi 10 novembre brouillard ; je dors une partie de la matinée. Je lis le journal de la veille. Je sors les étuis tirés par la 3e section samedi, 2 pleins képis .on mange une friture de pommes et un beafsteak. Je fais chauffer mon vin dans mon quart avec une bougie  pour ne pas boire froid car je suis enrhumé. Tranquillité relative. Mon capitaine est venu avec nous  et les deux 1ères sections.

dimanche 9 novembre 2014

Lundi 9 novembre 1914

Lundi 9  brouillard on se promène pour se tenir chaud on se prépare pour repartir aux 1ères lignes. J'ai été frileux toute la journée. J'ai fait sécher ma veste humide. Nous partons à la tombée de la nuit voyage long pénible à cause de l'obscurité.Il faut tenir son chef de file pour ne pas s’égarer on se voit en xxxxx (illisible). Nous traversons des bois pêle-mêle nous sautons une tranchée enfin, nous arrivons. Je couche dans l’abri des officiers assez bonne nuit.

samedi 8 novembre 2014

Dimanche 8 novembre 1914

Dimanche 8 novembre brouillard à 7 h 1/4 je conduis un détachement de 10 à 12 h à la messe à Baconnes le capitaine ayant prévenu qu'on pouvait y aller. Nous arrivons pendant le sermon l'église, est pleine de soldats 3 ou 4 femmes seulement. Notre commandant y est lui-même après retour aux 2e lignes.
L'après-midi je bois une goutte de champagne que le Lieutenant Mor paye aux officiers et à quelques sous officiers. Je me sens frileux. Je dors bien. 

vendredi 7 novembre 2014

Samedi 7 novembre 1914

samedi 7 novembre  je me lève à 3 heures je bois la goutte et lis le journal. j'ai couché à côté Lieutenant Duray assez bon sommeil. Je suis de jour je mène les malades à la visite à Baconnes 3 rentrent à l'infirmerie.  je reçois les lettres de la Cie du Vaguemestre. Je reçois la 1ère lettre de ma femme datée du 2-11. le soir vers 6 h 30 alerte aux 1ères lignes, nous faisons nos sacs. Prêts au 1er signal. Au bout de 1/2 heure 3/4 d'heures le calme revient. On se couche, la nuit se passe sans incident.

jeudi 6 novembre 2014

Vendredi 6 novembre 1914

vendredi 6 novembre  je me lève à 6 h et je vais à Baconnes me laver ce qui ne m'est pas arrivé depuis 7 jours.  le soir 2 h je lis le P.J. 4ème section part en 1ére ligne Féraldo me donne ses effets à garder. (brouillard).

mercredi 5 novembre 2014

Jeudi 5 novembre 1914

5 novembre belle journée, un Taube nous passe dessus en rentrant dans ses lignes. Neyret vient nous voir avec Socquet. à 4 h 3/4 nous recevons une rafale de balles venant des tranchées allemandes. une de leur Bie placée à notre droite tire sur notre Bie. à gauche les obus passent sur nos têtes. les obus ont abattu la ferme de Moscou où nous allons chercher de l'eau.  des obusiers tirent des coups sur nos 2e lignes. A 7 heures soir nous sommes relevés par 3e Section. je suis blessé par une branche d'arbre en dessous de l'oeil gauche. Nous attendons là les sections des 15ème et 16ème Cie. Nous arrivons en 2ème ligne à 10 h le soir. je dors calme.

lundi 3 novembre 2014

3 et 4 novembre 1914


3 - 4 novembre beau temps. à la tombée de la nuit petite pluie, visite du  général, colonel, commandant.  Je dors très bien.

dimanche 2 novembre 2014

Lundi 2 novembre 1914

2 novembre l'active nous quitte notre artillerie canonne à gauche. Beau temps. La nuit sur le qui-vive on prévoit une attaque allemande. Fusillade légère.

samedi 1 novembre 2014

Dimanche 1er novembre 1914

Dimanche 1er novembre beau temps. je vais chez le sous-officier des Dragons, nous ne faisons rien. Avions sur les lignes. Le soir départ à 5 heures 30 pour la 1ère ligne avec la 1ère section arrivée à 9 h 30. Mauvaise nuit : froid, pas de paille, courant d'air. 

vendredi 31 octobre 2014

Samedi 31 octobre 1914

Samedi 31 8 h pas de canonnade. Je fais une fosse pour un cheval de l'artillerie. La Cie reçoit l'ordre de repartir pour 4 heures soir et de se préparer. Des jeunes filles portent des bouquets sur les tombes au cimetière. J'ai lu Le Matin, bonnes nouvelles. On voit 2 avions français sur les tranchées allemandes, éclats de bombes à leurs côtés. A 5 heures, rassemblement pour partir aux tranchées. Nous occupons la 2e ligne de tranchée. Je m'endors à minuit.

jeudi 30 octobre 2014

Vendredi 30 octobre 1914

Vendredi 30 à 8 h théorie s/ service des tranchées préparatifs au départ pour les tranchées canonnade à notre droite. J'achète du chocolat en prévision. la Cie est décommandée d'un tiers.


mercredi 29 octobre 2014

mardi 28 octobre 2014

Mercredi 28 octobre 1914

Mercredi 28 repos et nettoyage (le 1er depuis le départ). J'écris à ma fille.

lundi 27 octobre 2014

dimanche 26 octobre 2014

Lundi 26 octobre 1914

Lundi 26 notre compagnie est de service et moi je suis de jour ; le canon s'entend toute la matinée. J’ai lu le journal. Temps clair.  

samedi 25 octobre 2014

Dimanche 25 octobre 1914

Dimanche 25 matin brouillard très dense et pluvieux exercice dans les bois. Le soir marche exercice sur le parc aviation. Vers 3 heures, violente canonnade vers Reims qui se continue toute la nuit. Une Cie de notre régiment s'est trouvée surprise sous les obus allemands la nuit, un blessé.

vendredi 24 octobre 2014

Samedi 24 octobre 1914

Samedi 24 temps clair matin exercice, soir marche et exercice sur parc aviation. Peu de coups de canon. 1er et 2e Bataillons prennent la garde aux tranchées. Aéroplanes français nous survolent.

jeudi 23 octobre 2014

Vendredi 23 octobre 1914

Temps couvert sans brouillard. La nuit, il y a eu canonnade et fusillade.Un Lieutenant d'artillerie nous dit qu'un Taube a été tombé par 5 coups de canon la veille sur nos lignes. Le matin corvées. Le soir marche sur Bourg, aéroplane, canonnade ... A l'hôpital de Mourmelon  6 ou 8 morts par jour de typhoïde.

mercredi 22 octobre 2014

Jeudi 22 octobre 1914

Temps clair. A 9 h 30 un Taube apparaît sur nos cantonnements puis un autre. Un biplan lui donne la chasse nous entendons très bien sa mitrailleuse, le Taube s'élève et disparaît. 
De une heure à 4 h théorie aux malades

Le soir à 4 h on voit deux avions explorer les tranchées. Nationalité douteuse. Ils font partir des fusées. On apprend que les bombes des avions allemands ont tué deux territoriaux au parc d'aviation et blessé 4 soldats en civil en gare de Mourmelon et 3 blessés.

mardi 21 octobre 2014

Mercredi 21 otobre 1914

Brouillard froid, exercice de déploiement en tirailleur, les hommes derrière leurs caporaux. On annonce que le 1er Bataillon du régiment prendra la garde aux tranchées le soir. A 13 heures répartition des outils dans les sections, corvée de lavage ;  peu de gaîté, les hommes surpris d'être en 1ère ligne.  lu le petit journal du 20 octobre.

Lundi 19 octobre 1914

Lundi 19 octobre : service dans les camps combat du Bataillon. On retrouve des chargeurs allemands, visite des tombes dans les bois. A midi visite à la tombe du lieutenant Mendès, pilote tué le 3 septembre vu aussi son avion.

Le soir exercices de la compagnie pour les combats.

vendredi 17 octobre 2014

Samedi 17 octobre 1914

Départ de Meximeux pour Mourmelon samedi 17 octobre à 2 heures . Pluie – brouillard, envoyé lettre à ma femme en passant à Bourg.

samedi 11 octobre 2014

vendredi 12 septembre 2014

Pourquoi la guerre a éclaté

Depuis la défaite française pendant la guerre de 1870, et la perte de l'Alsace et de la Lorraine,régions récupérées par l'Allemagne, des tensions existent entre ces deux pays, voisins. Des leur plus jeune âge, les enfants sont éduqués afin de développer une haine envers leurs voisins, habitant de l'autre côté du Rhin.

La population d’Autriche-Hongrie (l’union de l’empire d’Autriche et de royaume de Hongrie) est constituée de beaucoup de peuples différents : des Italiens, des Serbes, des Tchèques, des Polonais ... (voir carte). De nombreuses tensions existent entre l’Empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph, et ces différents peuples, qui souhaitent obtenir leur indépendance (certains pour rejoindre des Etats existants, d’autres dans le but de créer de nouveaux états).

Les différentes minorités en Autriche-Hongrie
 Le 28 juin 1914, le neveu et héritier de François-Joseph, l’archiduc François-Ferdinand est en visite à Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine (une province de l’empire austro-hongrois) afin d’assister à des manœuvres militaires. Lors de son trajet à travers la ville, il est assassiné, ainsi que son épouse. L’enquête révèle que l’assassin a été manipulé par un groupe de nationalistes serbes, qui souhaitent rassembler toutes les minorités serbes sous la tutelle de l’Autriche en un seul Etat, autonome.
L’empereur François-Joseph décide de profiter de cette occasion afin de déclarer la guerre à la Serbie, et de la contrôler définitivement. Le 23 juillet, le gouvernement envoie donc un ultimatum au gouvernement serbe, et ne lui laisse que 48 heures pour y répondre. La Serbie refuse l’ultimatum. Dès le 28 juillet, Belgrade (la capitale) est donc bombardée par les Autrichiens.
Le tsar de Russie, Nicolas II, poussé par ses généraux et l’opinion publique, décide de soutenir la Serbie, pays avec lequel la Russie partage la culture slave. Le 30 juillet, la Russie mobilise donc son armée. Mais les Russes ont conclu une alliance militaire avec la France et l’Angleterre, la Triple Entente.
L’Allemagne se sent donc menacée, et a peur d’être prise en tenaille entre la France et la Russie, et donc contrainte de diviser son armée pour se battre sur deux fronts simultanément. Afin d’éviter cette situation, Guillaume II l’empereur allemand, conseillé par le chef des armées, décide de s’attaquer d’abord à la France, puis aux Russes. L’Allemagne mobilise donc à son tour son armée.
La France ne peut rester neutre face à son ennemi allemand, et ne pas trahir son alliée, la Russie. Elle décide donc de mobiliser son armée le 1er août.
Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France.
L’armée allemande traverse la Belgique afin de rejoindre la France par le Nord. Mais la Belgique avait été declarée comme un état neutre par un traité, signé par l’Angleterre. Le roi Georges V, exige que l’Allemagne quitte le sol belge, mais Guillaume II (son cousin) ne tient pas compte de cette injonction. Le 4 août, l’Angleterre déclare donc la guerre à l’Allemagne.





                          

mardi 26 août 2014

Livret militaire

Voici la première page du livret militaire de Pierre Guillot, livret qui lui a été délivré lors de son service militaire (de 1900 à 1903), et qu'il devait toujours conserver sur lui : 

vendredi 15 août 2014

Carnet de guerre

Pour l'instant, les articles que j'ai postés parlaient de l'Histoire. L'histoire en général, ce qu'il s'est passé en France lors de ce sinistre mois d'août 1914.
Mais cela n'est pas l'objet de ce blog. 
Mon arrière-arrière-grand-père,Pierre Guillot, était un Poilu. Comme tant d’autres hommes, il a été rappelé dans l’armée lors de la mobilisation générale du 2 août 1914. 
Pendant toute la durée des combats, il a noté dans un petit carnet, jour après jour, ce qu’il vivait.
Sur ce blog, mon père et moi-même vous présenterons cet homme en publiant chaque passage de ce « carnet de guerre » un siècle exactement après son écriture par notre aïeul.
Céleste, arrière-arrière-petite-fille de Pierre Guillot

mardi 12 août 2014

La mobilisation générale

La mobilisation générale a commencé le 2 août 1914 en France, et a duré jusqu’au 18 août.
La mobilisation générale est l’ensemble des opérations ayant permis à l’armée française de passer d’une armée de temps de paix à une armée sur le pied de guerre.

La mobilisation combine :
        - L’acquisition du matériel nécessaire à l’entrée en campagne et son acheminement vers des dépôts puis des lieux de concentration définis.
-                         - La réquisition de chevaux : environ 135 000 chevaux, essentiellement des chevaux de trait, partent à la guerre en 1914
-                        - Le rappel des réservistes : en 1914, l’armée active comportait 800 000 hommes. Après la mobilisation, le 18 août, elle en comptait plus de 3 800 000.

Les réservistes étaient des hommes ayant entre 20 et 38 ans. Lorsque la mobilisation a été annoncée ces hommes, des fils souvent époux et pères, avaient 48 heures pour rejoindre le dépôt d’affectation qui était indiqué sur leur fascicule de mobilisation, une feuille double agrafée au dos de leur livret militaire, et qu’ils devaient conserver pendant leur 28 ans d’obligation militaire (jusqu’à leur 48 ans pour la plupart).

En plus des réservistes mobilisés (2 900 000 hommes), des hommes (au nombre de 71 000) s’engagent volontairement. Ce sont des jeunes hommes qui devancent l’appel (une loi de 1913 autorise les engagés volontaires pour la durée de la guerre à partir de 17 ans), quelques vétérans de la guerre de 1870, ou bien des étrangers (26 000 hommes sont dans ce cas, ce sont notamment des Alsaciens-Lorrains).

Il est recommandé aux hommes mobilisés de se couper les cheveux, et de partir avec des vivres pour un jour, deux chemises, un caleçon et deux mouchoirs. La plupart des déplacements en direction des centres de mobilisation ont été effectués en train : environ 10 000 trains de voyageurs ont transporté gratuitement les mobilisés à travers toute la France.

La propagande a joué son rôle : les hommes partent le cœur léger, pressés d'en découdre et persuadés que cette guerre sera une guerre-éclair, l’affaire de quelques semaines, quelques mois tout au plus. De plus, le patriotisme était très présent à cette époque, et la haine des Allemands (les Boches), qui avaient « volé » l’Alsace et la Lorraine à la France était également omniprésente. « Grâce » à ces sentiments, le pourcentages d’hommes ne répondant pas à l’appel est très faible : alors que l’état major prévoyait 13 % d’insoumis, seulement 1,5 % d’hommes n’ont pas obéi à leur ordre d’affectation.


vendredi 1 août 2014

Affiche de mobilisation

Voici l'affiche ayant été placardée dans la France entière le 1er août 1914 :




Tocsin et ordre de mobilisation



 Le 1er août 1914, à 16 heures, toutes les églises de France font entendre le tocsin. Ce son, rapide et aigu, est réalisé sur des petites cloches dans le but d’avertir les populations de mauvaises nouvelles, telles une épidémie ou une guerre. La population prend ensuite connaissance de la mobilisation générale que le président de la République, Raymond Poincaré, vient de décréter, par le biais des garde-champêtres qui annonçaient la nouvelle, ou d’affiches placardées sur les places de tous les villages et villes de France. Ces affiches rappelant les réservistes dans l’armée étaient imprimées depuis 1904, il ne restait plus qu’à y inscrire la date de mobilisation. Celle-ci avait finalement été fixée au lendemain de son annonce, le 2 août 1914.



Voici un exemple de tocsin :



mercredi 16 juillet 2014

Accueil

L’anniversaire de la Première Guerre Mondiale est en ce moment célébré. Il ne faut pas oublier que 10 millions de personnes (principalement des soldats) ont été tuées, 20 millions de personnes ont été blessées, dont 6 millions qui ont été sévèrement mutilées. A la suite de cette guerre, 3 millions de femmes étaient veuves, et 6 millions d’enfants orphelins. En France, 20% des hommes âgés de 19 à 27 ans en 1914 ont été tués.

Malgré cela, les cent ans du début de la Première Guerre Mondiale sont célébrés comme un événement heureux : des livres traitant de ce sujet sont publiés, des expositions sont organisées. L’accent n’est pas assez mis sur l’horreur du quotidien des soldats, sur ce que ces hommes, des époux, des pères, des frères, ont enduré afin d’obtenir la « victoire » de leur patrie, et de gagner quelques kilomètres de territoire.

Cette date anniversaire devrait donc être une commémoration, et non une célébration, comme elle est présentée.